Découvertes

The Flying Eyes – Bad Blood & Winter

The Flying Eyes - Bad Blood & Winter

Plonger dans l’univers de The Flying Eyes, c’est ressusciter les envolées animales des Doors, nous embarquer sur la Road 66 et nous rappeler l’infinie richesse musicale des décennies 60’s – 70’s (nostalgie, quand tu nous tiens). Un album qui a 7 ans déjà, mais rien perdu de la verve de son blues-rock psyché, et qui mérite amplement que vous enjambiez votre Harley pour les rejoindre sur leur route poussiéreuse.

Si l’on peut reprocher aux jeunes gens de Baltimore leur absence de prise de risque au niveau musical tant la ressemblance est frappante en termes de mixage et d’arrangements vocaux avec les mastodontes de l’époque rock psyché, force est de constater que l’ensemble proposé est d’un excellent niveau. La performance vocale de Will Kelly, dès l’ouverture de l’album (qui n’est rien d’autre que la réunion de deux EP, Bad Blood et Winter) avec son hypnotique Lay With Me semble réincarner la perfection le spectre de feu Jim Morrison et son immémorial LA Woman : une interprétation à la fois animale et chaloupée portée par des paroles canailles (Lay with me in the whisper of the night, Like a tiny echo I will keep you from sight) et une construction rythmique variée, faite d’envolées psychés et de riffs bluesy. Le ton est donné pour le reste du spectacle : tantôt atmosphérique (Better Things, un savant mélange de shoegaze et de rock progressif), tantôt plus agressif (We Are Not Alive et Red Sheets, carrément stoner), tantôt désabusé (Around the Bend, Kind of Nowhere) The Flying Eyes prennent position sur un territoire musical étendu pour y faire germer des titres sublimes.

Adeptes de la belle période des Black Keys dans les années 2000, nostalgiques de Woodstock ou auditeurs à la recherche d’évasion virile, cet album qui n’est certes pas une nouveauté saura vous ravir. Un groupe américain qui n’a pas de date prévue en France prochainement, mais qui a bien roulé sa bosse et partagé la scène d’artistes référence (Dead Meadow, Dan Auerbach, The Black Angels) : on espère donc les voir très, très bientôt au pays du saucisson et du rouge pour distiller leur blues-rock subversif.

 

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